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La Bécassine de Wilson d’Elisabeth Motsch

E.Motsch : La Bécassine de Wilson, Actes sud, avril 2008

L’autisme se banalise : d’une certaine façon, on s’en réjouira. Il entre dans la littérature de jeunesse et il devient de bon ton de militer pour la place des personnes avec autisme dans la cité.

Ce roman est très inégal mais se lit avec plaisir : c’est l’histoire d’un adolescent Asperger en Bourgogne, il a 15 ans.

Quelques clichés : la démarche bizarre, les balancements, l’idée fixe, la bécassine de Wilson, passereau d’Amérique du Nord qui migre l’hiver en Afrique, le besoin de compter et de mesurer, la présentation bien didactique du syndrome d’Asperger, des relations un peu aléatoires présentées comme allant de soi avec des êtres atypiques, un chinois instable, ex-mari d’une ancienne institutrice, un vieillard ancien combattant, paranoïaque et suicidaire. La scène est observée par un allemand, Friedrich, autre figure de l’altérité, qui médite sur son pays.

Au-delà de ces facilités, qui ne s’appuient que rapidement sur l’exercice littéraire de la construction de personnages (le roman est court), de bons passages qui frappent par leur justesse : le parcours du combattant pour avoir un diagnostic correct, les âneries lamentables des psychologues et psychiatres psychanalystes qui culpabilisent et déstabilisent les parents, leurs pressions pour ne pas dire leur terrorisme (si on ne présente pas un parcours de soins, on est mal vu), le temps perdu, la scolarisation difficile avec des enseignants capables du meilleur (tolérance et pédagogie) comme du pire (rejet). Le portrait du Dr Julio, figé apparemment dans ses certitudes (mais il n’a pas l’air de croire à grand chose), qui médite d’ouvrir un établissement pour handicapés mentaux à seulement 4 personnes par chambre et veut y admettre Gabriel, est très drôle ; il est rattrapé par le principe de réalité et semble beaucoup apprécier l’ex-femme du chinois Cheng.

Je ne suis pas sûre que des adolescents repèrent bien ce qu’est le syndrome d’Asperger (il vaut mieux voir le film Ben X), mais c’est attachant et bien écrit.

Danièle Langloys

Une critique en ligne :

http://www.parutions.com/index.php ?pid=1&rid=1&srid=121&ida=9648

 
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