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Accueil du site > Articles > Bibliographie > Ouvrages en français > Traitements médicaux et personnes déficientes intellectuelles.
Traitements médicaux et personnes déficientes intellectuelles.

DESSIBOURG Claude-André, LAMBERT Jean-Luc. Traitements médicaux et personnes déficientes intellectuelles. Chêne-Bourg : Médecine et Hygiène, 2007. 200 p. 32 €.

Cet ouvrage de référence ne vise pas spécialement l’autisme d’autant plus que l’expression "déficiences intellectuelles" exclut une bonne partie des autistes, pas forcément déficients intellectuels.

J’en ai donc extrait ce qui concerne l’utilisation des médicaments pour les personnes TED.

La santé selon l’OMS c’est un bien-être physique, psychique et social.

L’entrée diagnostic donne lieu à d’intéressants rappels sur les co-morbidités associées à l’autisme, en particulier la sous-estimation de l’épilepsie.

J’ai relevé aussi avec intérêt le rappel d’un certain nombre de régleséthiques dont j’espère qu’elles ne sont pas seulement suisses : primum non nocere, le consentement éclairé de la personne et/ou de sa famille, le rôle du tuteur : les co-thérapeutes ont non seulement une présence consultative mais un pouvoir décisionnel : voir p.111-113.

Anti-dépresseurs et autisme : les sérotoninergiques p.47-48 : études rares, peu de cas, conclusions plutôt positives pour l’adulte autiste.

Neuroleptiques conventionnels : dangers de l’halopéridol : dyskinésies, impact souvent positif, le plus étudié dans l’autisme. p.56 ⇒ Conclusion des auteurs : malgré une action positive sur les comportements maladaptatifs, l’agressivité et l’anxiété, l’halopéridol doit être abandonné comme traitement de fond de l’autisme.

Neuroleptiques atypiques : Risperdal p.59.Beaucoup d’études ni en double aveugle ni randomisées. On a noté des paramètresfavorables sur l’irritabilité, l’hyperactivité, et les stéréotypies mais souvent prise de poids, troubles de la concentration et fatigue. Discussion p.103.

THADA  : ritaline et concerta : le traitement est ambigu p.66.

Naltrexone : un antagoniste spécifique des opioïdes p.69. La théorie du seuil douloureux et de l’euphorie due à un excès d’endorphines a été souvent reprise. Diminution des épisodes d’auto-agression. Discussion solide p.105. Les résultats parfois aléatoires posent des questions intéressantes sur l’étiologie des auto-mutilations, toutes ne ne répondant pas apparemment à un dysfonctionnement du système de régulation des opiacés.

La clonidine (un anti-hypertenseur) a aussi été essayée sur des patients autistes avec des résultats ambigus.

Epilepsie et autisme p.120

Mélatonine et sécrétine p.159-160, recherches en cours.

Le paragraphe médecines douces met à peu près dans le même sac art-thérapie, hippothérapie, aromathérapie etc..p.161 dans un continuum qui va de la croyance, la suggestibilité au charlatanisme.

Les auteurs évoquent et reconnaissent le soutien émotionnel offert par les psychothérapies. Mais disent-ils, ces formes d’intervention supposent d’avoir des compétences cognitives et langagières relativement élaborées. Pour les autres, le recours aux techniques comportementales s’impose étant donné leur efficacité sans cesse fondée scientifiquement depuis plusieurs décennies.

Contrastant avec certaines pratiques prônées il y a quelques années, les surstimulations sont délétères.

Les progrès montrent que la psychiatrie se rapproche de la neurologie via la neuropharmacologie. On connaît pratiquement pour chaque trouble du comportement, un système de neurotransmission.

C’est sans doute vrai en Suisse mais alors en France, on peut en douter...

Danièle Langloys 17 mai 2008

 

 
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